Billes de Plume

... à la poursuite des idées simples... le Blog de Bruno Vildrac

Mois : novembre 2020

Le bonheur est dans le globe…

Depuis début 2020, le mot qui domine est celui de pandémie, avec son adjectif accolé : mondiale. Pandémie mondiale. Déduction logique : ce qui se répand est souvent dangereux. Méfiance, méfiance. L’époque est morose, surtout en France où l’optimisme passe de travers, et l’horoscope déprime.

Alors acceptons de jouer les Candides ; pour évoquer tout ce qui s’est répandu dans notre quotidien depuis l’an 2.000, et qui représente un foutu progrès. Un objet en particulier , et un seul, a pris une place capitale dans la société universelle mondiale : le smartphone. Cet objet, né dans l’imaginaire de Steve Jobs peu avant 2008, a désormais une dimension d’utilité individuelle, sociale, économique et sociétale que n’a jamais atteint aucun produit de toute l’histoire. A preuve, ce temps de confinement, sans smartphone, eut été quasi insupportable, au sens dépressif. Cet objet, a été validé et adopté partout sans qu’il soit nécessaire de forcer qui que ce soit. L’anticapitaliste qui appelle à la destruction du système propose quoi à la place ? Du ridicule des esprits médiapartisés qui veulent refonder le monde.

L’évidence de l’usage du smartphone étant établie – près de 400 millards d’applications ont été téléchargées – je souligne que Steve Jobs, qui a donc créé un bénéfice collectif mondial, était le fils d’un Syrien et d’une Suissesse, adopté par un couple de californiens, dont la mère était d’origine Arménienne. Morale de l’histoire : la diversité culturelle décuple le champ des audaces.

Le bonheur est dans le globe….low, low, low…

Voici venu aussi le low-cost. Le bas prix est entré dans nos pratiques. Là encore quelqu’un s’est dit :  » tout le monde prendrait l’avion, s’il était bien moins cher « . Le fabricant d’avions, Boeing puis Airbus, s’intéressait à la performance technique, financée par le prix des billets pratiqués par les Compagnies aériennes. Pas au passager. Depuis l’an 2.000 des centaines de millions de nouveaux passagers ont utilisé l’avion. Au passage, on peut souligner que la SNCF continue à bloquer les directives européennes sur l’ouverture à la concurrence, alors que ses employés utilisent Easyjet pour partir en vacances, Le low cost est un pétard contre la rente de situation : laquelle croque dans votre porte monnaie. Le low cost confirme la règle universelle : le prix est le maitre des horloges.

Le bonheur est dans le globe, et sur le globe coule Amazon.

Pourquoi Amazon s’est répandu aussi vite, avant la pandémie. La rapidité du développement confirme la pertinence de l’idée initiale. Si je crée une librairie numérique, non seulement je peux proposer tous les livres de tous les éditeurs, mais je laisse le stock chez eux, et je déclenche l’expédition postale ue fois réglé le prix. Et si je sais le faire pour un livre, je sais le faire aussi pour…. des millers, puis des millions d’objets. Amazon, c’est la logistique augmentée par le numérique. L’humanité ne roule pas contre les idées simples , au contraire elle les attend. Et pendant ce temps là Mélenchon vocifère et produit du ressentiment.

Jeff Bezos, créateur d’Amazon, a conservé le nom de son père adoptif un émigré cubain, qui avait accepté d’élever l »enfant que sa future femme avait déjà. Son père naturel avait eu Jeff à 18 ans. Morale de l’histoire confirmée : la diversité culturelle fertilise le champ des possibles.

Le bonheur est dans le globe, et la Tesla est en orbite…

Elon Musk, repreneur de Tesla et créateur de Space X, a fait mettre sa propre Tesla rouge sur orbite. Il a 49 ans, et depuis fin novembre 2020, c’est la deuxième fortune mondiale, au cours des actions de ses entreprises. Il s’est branché sur le futur depuis ses 15 ans, et il ne s’interdit jamais d’explorer un domaine. L’intelligence old school le craint comme le diable. Il ne demande rien à personne, ni au Pape ! Il vient de remplacer les lanceurs russes, pour rejoindre la station spatiale, et notre Thomas Pesquet montera dans une de ses fusées, récupérables. Il entreprend au sens originel. Il fait. Dommage qu’il ne soit pas venu chez nous. Trop tard pour faire un deal – échange , un Raymond Soubie, un Jacques Attali, et un Alain Minc, contre un Elon Musk –

Il a grandi en Afrique du Sud, de mère Canadienne et père Sud Africain, et s’est posé en définitive en Californie, dernière marche de la conquête de l ‘Ouest, et où dans les champs poussent des entreprises. Morale de l’histoire : si la terre d’accueil honore le risque, au lieu de s’en protéger, alors le bonheur n’est plus très loin. Et depuis tout ce temps là , Mélenchon and Co vitupèrent, et font semblant de dire qu’ils feraient tellement mieux. Le Gag à l’état brut.

Je remets deux pièces de plus dans la machine : le PDG de Google est indien, Sundar Pichaï, et celui de Microsoft aussi.

Vous avez bien lu : le bonheur est dans le globe, et pas dans la frontière, encore moins dans les oeillères nationales. Notre intérêt en face de la pandémie mondiale, l’intérêt global, serait que les réponses soient produites par les plus capables. Chaque pays croît pouvoir dire qu’il a les plus capables. Les faits ne le démontrent pas.

Le bonheur, au sens où il provient de l’amélioration continue du quotidien, est le produit de l’audace de certains individus qui posent mieux que personne les données du problème et décident de foncer. Vous devez produire les solutions que l’humanité espère.

Ou dans une forme inversée : plus vous avez de Mélenchonistes, moins vous y parviendrez.

A diffuser sans modération…. dans un rayon global….

Nota : Mélenchon n’est pas visé intuitu personnae, c’est la contagion de ses enfermements conceptuels qui est clairement nuisible.

De l’origine du blocage mental

Une correspondante de presse à Paris, vient de qualifier la France d’Absurdistan : elle est allemande. Dans son pays 12.000 morts, et chez nous 40.000. Soit rapporté à la population totale, QUATRE fois plus de morts covid chez nous.

Comment lui expliquer l’origine de cette morbide, tragique et affligeante différence ?

Elle n’a qu’une seule cause, profonde, ancrée, mais surtout invisible. La monoculture mentale qui active la servilité. Rappelons que la servilité consiste à se soumettre de soi même à l’autorité, dans le but de préserver et d’améliorer sa position. En clair c’est jouer habilement perso.

Cette servilité a infusé dans tous les palais de la république : elle a toujours existé, mais assez vite après la disparition du Général de Gaulle, elle est devenue virale. Avec l’entrée massive d’enseignants à l ‘Assemblée nationale en 1981. Enseignants qui durant les 30 glorieuses d’après guerre, avaient pris le temps et le loisir compensateur de faire de la politique, pendant que les français exposés entraient en compétition avec les autres économies. La gauche de 1981 c’est plus de 60 % de profs. Qui n’ont jamais vu une entreprise de près. Et qui ont entonné le refrain des loisirs ! Et très discrètement se sont attribués la possibilité d’être détachés provisoirement , parachute oblige. L’exact contraire de la prise de risque, dont le point d’orgue a été la consternante décision de Chirac, d’inscrire le principe de précaution dans la constitution. Le blocage mental absolu. L’irresponsabilité érigée en sagesse.

Ces professeurs ont tous poussé leurs propres enfants, studieux et appliqués, à viser plus haut, et donc à se rapprocher du sommet du pouvoir dans le haut de la pyramide. Le diplôme est devenu bien plus important que la personnalité. François Hollande, devenu président par accident en est la figure quasi caricaturale. Lors de l’égorgement de Samuel Paty, il nous a a été indiqué que dans sa classe préparatoire à Normale Sup, 37 des 43 étudiants de sa promotion, étaient enfants d’enseignants… Ce ratio dit tout. On trouverait à peu près le même à l’Ena.

Depuis plus de 40 ans La France est administrée par une pensée dominante, celle de l’énorme bulle de l ‘éducation nationale : le père est agrégé, le fils est Enarque et comble sa mère de fierté , elle même fonctionnaire. Chirac n’a rien compris de cette fracture là. L’assemblée nationale n’est plus nationale, elle est corporatiste. L’attaché parlementaire n’a qu’un seul objectif devenir député après avoir été le majordome du précédent.

La France qui décide est administrée par la France qui culturellement ne sait pas décider, ne veut pas, ou plutôt évite de décider. Car au bout d’une décision il y a un risque. Si vous êtes Secrétaire Général de la Préfecture de Région, ou Directeur de l’Agence régionale de Santé, ou Inspecteur général d’Académie, votre souci majeur est de ne pas commettre d’erreur dans l’évaluation de ce qui est attendu par l’échelon supérieur. Avec Emmanuel Macron tout en haut. La finalité de l’action publique ou de la dépense est engloutie par l’obsession de la bourde commise.

Le comble de l’absurdité de cette servilité est qu’elle se répand dans un environnement où personne ne risque rien. Même en poussant le bouchon très loin, vous ne risquez rien. On ne verra jamais un fonctionnaire aux prud’hommes. Souvenons nous d’Agnès Saal qui avait confondu l ‘INA avec une tire-lire pour les déplacements de son fils chéri. Elle a été réintégrée, un mois après sa démission forcée, dans son ministère d’origine. la culture. Dans le privé elle aurait été définitivement grillée.

La servilité produit également une solidarité d’intérêts qui consiste à gérer aimablement entre soi les compensations des alternances politiques de son camp et du camp d’en face. Arrivés à un certain niveau, il n’y a plus jamais aucun perdants. Blocage mental toujours. Thierry Breton, notre commissaire européen , peut nous en dire des tonnes, lui qui a été appelé à être ministre. Ce qui fait sa force et sa crédibilité en face des GAFAM, c’est qu’il est mentalement un dirigeant d’entreprise et non un haut fonctionnaire. Bruno Le Maire fait le job, mais ce qu’il ne peut gommer c’est la monoculture mentale du moule dans lequel il a voulu entrer. L’absurdité est quotidienne, et elle n’est corrigée que si vous tapez très haut et très fort. Mais elle revient aussitôt dans le bureau voisin, car la sanction n’existe plus. On déplace.

La servilité combat l’idée même de sanction, car elle serait un aveu de responsabilité. Voilà donc des nuées entières de cadres qui ne craignent qu’une chose : ne pas avoir préparé la bonne note de synthèse pour leur patron qui va être interviewé, ou convoqué par le ministre, qui lui même redoute la réplique cinglante du directeur de cabinet du premier Ministre.

Emmanuel Macron nous a dit qu’il allait virer du monde. Il n’en a rien fait. Tous les leviers sont tenus par des camarades de l’Ecole. D’ailleurs d’année en année, la presse nous présente chaque promo en entourant les chers camarades qui se succèdent. On a oublié que Jospin aussi sortait du moule : c’est dire l’élasticité du système.

Emmanuel Macron commet en ce moment une erreur d’analyse qui va peser lourd.. Il passe désormais trop de temps à expliquer que les décisions ne pouvaient pas être autres que celles prises, alors que nous avons des résultats épouvantables. Il ressuscite l’infaillibilité. Au risque de le vexer, il raisonne comme Ségolène qui est sortie du monde réel, en niant la probabilité de faire des conneries, que lui aurait garanti sa formation d’élite.

La pandémie mondiale, ce sont les jeux olympiques de l’intelligence organisationnelle, cette fois ci pour la seule véritable compétition, vitale. Ceux qui refusent de voir notre incurie chronique, ont un argument idiot : le french bashing ambiant n’est pas justifié. En somme c’est comme se rendre chez son généraliste et lui dire : si vous me trouvez quelque chose, je vous casse la gueule !

La fracture n’est pas sociale elle est mentale. Le fondateur de l ‘école de la Minimisation fût Jean-Pierre Chevènement, qui se pose encore aujourd’hui en sage modeste.

Il n’y a qu’une seule façon de revenir dans la réalité : exiger 15 ans d’expérience dans le privé avant toute nomination à un poste décisionnel, et ce sans parachute. Macron cherche des talents, alors que le France a besoin de caractères… bien trempés. De Gaulle a eu cette phrase assez magistrale :  » l’ambition individuelle est une passion enfantine « ….

Le blocage mental produit des stratégies d’évitement.

L’Absurdistan….

A diffuser sans modération et sans contact….

Lapin de Noël

Poser un lapin aux dindons de la farce, on aurait du s’y attendre.

Les écolos ont pris les rênes, non par surprise, mais par méprise. Nous pensions qu’il allaient s’occuper de tout ce qui est moche, mais nous n’avions pas percuté qu’ils pensaient à notre ré-éducation.

A Bordeaux le sapin de Noël vous posera un lapin.

. Ceux des électeurs qui leur ont fait la courte échelle, viennent de réaliser que les écolos ont bien l’intention de nous ramener dans le droit chemin.

Le vélo ce n’est plus fait pour monter le Ventoux, ça c’était avant : aujourd’hui cela sert à déconstruire le macadam que la bagnole s’est approprié honteusement. Attention à bien changer de look et de discours quand vous sautez de votre SUV digitalisé, à la selle de votre vélo électrique Moustache. ( réussite remarquable d’un français dans le haut de gamme )

L’évangile de la sobriété est en cours de rédaction, et le miracle sera que plus la consommation sera détoxifiée plus vous réaliserez que la Trabant suffît largement pour ne plus aller aux sports d’hiver, où le canon à neige sera mis en examen.

L’avenir de la bouteille d’eau en plastique va être très court. Il est vrai que l’eau du robinet désaltère aussi. C’est ce qu’il risque d’arriver après la future mésaventure de la bouteille d’eau, qui pose question. Où l’écolo va-t-il diriger sa lunette de correction à focale verte ?

Sur les errements de nos pères qui ont tout misé sur la croissance, et sur l’avenir de la 5 G ! Technologie d’accélération, dont l’écologie ne veut plus. D’ailleurs la 4 G c’était déjà bien trop. Finalement nous avons eu tort d’arrêter le minitel… mais puisque Pierre Rahbi va vous allouer 50 m2 de potager pour une frugalité de colibri, ça devrait aller…

Pour nous, citoyens de l’ordinaire quotidien, le climat va changer, c’est à dire l’ambiance : on avait compris ciel pur et température douce. Méprise. C’est le coup du lapin qui va nous arriver, et le freinage ne sera pas progressif. Il est vrai que changer le climat cela prend des années, alors que déconstruire c’est bien plus rapide, et même jouissif.

La pandémie va, peut- être, ralentir les ardeurs ré-éducatives de nos écolos, car ce qu’elle nous dit en bloquant notre respiration, c’est que ce qu’il y a de plus important dans une vie, c’est de bosser, et que la plus belle des générosités, entre toutes, est de créer des emplois pour tous ceux qui ne savent comment créer le leur. Et non pas de nous déposer les sapins.

Nous avons besoin d’autant de créateurs que d’urgentistes.

A diffuser sans modération et sans contact….

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