Billes de Plume

... à la poursuite des idées simples... le Blog de Bruno Vildrac

Mois : mars 2022

Le brouillard et le ravin…

Sur l’autel des augures, le présage sourit à Macron. Quelle aubaine que ce maintien du dialogue avec Poutine. A la condition tout de même que ce soit encore lui, quand la guerre aura épuisé la Russie et saccagé l’Ukraine. Les gaffes de Biden, ainsi dépeintes par nos stratèges en conciliation courtoise, sont-elles vraiment des gaffes ?

Le brouillard s’est levé sur la campagne. Il escamote les contours de la réalité. Et c’est dans le fond bien agréable de ne plus comprendre la globalité, pour se recentrer sur son réservoir et sa tondeuse. Les limites de l’entendement sont désormais atteintes. Revenir au simplisme quotidien : qui est prêt à nous donner le plus ? Déplacer Noël en Avril, voilà le bon programme.

Ce qui serait utile pour notre entendement, serait d’organiser un débat entre Macron et Agnès Verdier Molinié, qui est la meilleure spécialiste de la mise en scène des finances publiques. Elle voit comment Macron, et sa cohorte de compagnons d’école, creusent sous le tapis. Elle obligerait ce Président, littéraire insolent, à sortir de l’euphorie,calculette en main. Le littéraire se fait fort de tout résoudre par le verbe et s’éblouit de sa propre aisance. A la tête d’un groupe ,en situation de concurrence managériale frontale, Macron aurait été incapable de défendre la stratégie d’indifférence à la dette, sur laquelle il renforce l’aveuglement français.

Qu’un cabinet, Mac Kinsay ou autre, se frotte les mains de ce mépris chronique pour l’efficacité, ne modifiera pas leur préférence cinquantenaire pour le statu quo, et sa cause profonde : le refus du risque. La trouille est le key factor qui enserre la quasi totalité de nos abandons.

Le brouillard arrange encore trop de gens pour que la maturité, expression de l’entendement raisonnable, regagne les esprits dans notre vieille France. Les journalistes sont en plus d’accord avec les politiques : maintenons l’artificialité du débat au niveau qui permet de ne pas bousculer les situations acquises. Quand le ravin est sur le tracé de la fuite, le brouillard permet de siffloter d’un bon pas.

Pour le moment il est encore trop tôt pour investir sur la lucidité, c’est déplaisant.

A diffuser sans modération….

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Le fou et le cavalier…

Les experts sont en sur régime ! A tous la question est posée : pourquoi a-t-il fait ça ? Aucun n’a encore répondu : parce qu’il ne sait rien faire d’autre. C’est un volet de l ‘explication : Poutine a été biberonné à la duplicité, quand il collaborait avec la Stasi est-Allemande. Sa lecture du monde est celle de la contrainte. Dis moi ce que tu penses, et je t’obligerai à penser ce que moi je pense. L’historien nous prouve que cela marche, au moins un certain temps.

Contraindre est le levier spontané de l’autocrate possédé par son désir de puissance. Lequel repose toujours sur un désordre mental. La progression continue du Droit résulte de la tyrannie latente,des croyances comme des ambitions démesurées .Inquisition ou communisme, même ressort, même terreur.

Revenons au deuxième volet de notre drame. L’Ukraine en choisissant Zelesny en Avril 2019, a démontré qu’elle était déjà dans le camp Occidental, par rejet de l’appareillage hérité des communistes, experts de la contrainte et de la corruption qui en est la marâtre nourricière. Qu’un acteur puisse représenter les valeurs de l’ouest (vs Reagan 1980 ) est insupportable pour le credo du colonel du KGB. Ses passions pour l’humiliation et la génuflexion révèlent l’étroitesse de son champ de perceptions.

Et oncle Sam dans l’histoire ? Trump ne l’aurait-il- pas décervelé ? Pas vraiment. Oncle Sam a une très longue expérience des mécanismes mentaux du despote. et il a compris que Poutine « était « à point ». Le cavalier enjambe la diagonale du fou. Lui répéter qu’il était hors de question d’y aller, et le faire acquiescer aussi par les européens, a eu pour effet de lui faire sous-évaluer la menace de sanctions économiques ,pégligeables, et l’inciter à maximiser le motif alibi de grandeur retrouvée de la Russie. Bingo !

Oncle Sam sait l’infirmité vaniteuse de l ‘agent du KGB, complexé narcissique. On ne rétablit jamais une personnalité qui très tôt a fait le choix de la dissimulation : la tumeur est trop profonde.

Mais… l’objectif n’est pas seulement Poutine. Il est encore plus loin, c’est Xi Jing Ping. Poutine est en fait le coup d’avant pour coup d’après. En réveillant l’Europe, Oncle Sam, sait qu’elle devient de facto l’associé qui lui manquait pour l’affrontement sino-occidental. Le supplice chinois est le même : la contrainte et la coercition, avec plus de détermination et de cynisme, car la multitude de pions étouffe le résistant. Acceptez que je vous surveille nuit et jour ou disparaissez. Le sort de la joueuse de tennis chinoise dit ce qu’il advient si vous décrivez le réel.

Les stratèges américains, avec cette expérience du despote, cumulée depuis 1945, savaient que le mental obnubilé du colonel du KGB serait le facteur de déclenchement d’une réaction de l’Europe, jusque là emberlificotée par l’entrisme islamique.

Le pseudo langage, ou le langage truqué que les démocraties occidentales ont laissé s’infiltrer dans leurs médias, au nom du respect du pluralisme d’opinions, va être débusqué et contrecarré avec plus de vigueur : en particulier en France où le déguisement de la réalité a beaucoup de costumiers. Dont un à moustache.

Il y a aussi, et enfin, un espoir de sortir du compost idéologique que les verts nous infligent en décrétant la primauté de leurs peurs sur nos lucidités.Les vrais stratèges entrepreneuriaux ont deux exemples d’alertes brûlantes : Hong Kong en 2021 puis Kiev en 2022. Voilà de quoi réorienter toutes les stratégies de développement industriel vers l’auto suffisance énergétique d’une part, et l’armement spatial d’autre part. La liberté a et aura encore besoin d’hyper-technologie. Echange 10.000 Mélenchon contre un Elon Musk.

Que c’est gentil de crier aux loups contre les Gafam, les éoliennes, la croissance, le profit malsain, et de manifester pour recevoir plus en donnant moins ! S’éclater sans souffrir. Les molissants sont parmi nous. Chirac leur a offert le principe fondateur : ce lui de la précaution. A ne pas confondre avec les prudences de l’habileté.

Réservons notre prochaine séquence au principe de protection, jumelle de la précaution, qui entame la moëlle épinière de notre dynamisme.

Les ukrainiens ont droit à une standing ovation ! Ils affrontent le plus grossier des virus.

A diffuser sans barguiner….

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