Billes de Plume

... à la poursuite des idées simples... le Blog de Bruno Vildrac

Auteur : Bruno Vildrac

Halles..lléluia !

Et oui Alleluia ! 
Comment oser louer les Halles, homme de peu de foi !
Mais c’est qu’ici, sur terre, à Lyon, tout est diablement bon, trop même.

Le canard est docile, l’huitre bavarde, le crottin sent bon, le foie gras attend les croyants, les mignonnes sont prises dans le filet, la joue colle le jarret, le caviar tend sa louche, le macaron se maquille, le Côte rotie se dore, le sandre attend la braise, la lotte suit la charlotte, la moëlle traque les cardons, les crustacés ne sont pas assez, le Beaufort est comme un roque, la tomate sèche de plaisir, le Pauillac s’éternise, le pain des gônes s’enfarine, la caille n’est plus tiède, la pistache s’encochonne, la truffe fait des copeaux, le saumon se dépêche, la verrine snobe la terrine, le Muscadet fait le grand, le café revient de loin, le travers ne l’est plus, la praline se balance, la volaille s’emBresse, le goût vous saute au cou, la caisse épie le tiroir, le boudin n’est pas loin, l’oeil montre du doigt, la tomme fait la roue, l’odeur se confesse, la bûche est en feu, personne ne veut sortir, Saint Marcellin fait son précieux, les tabliers sont torturés, le fruit devient confit, la crèmière est craquante, le tournedos fait face, la mer vient en plateau, la mandarine, la papillotte…, la…   

Et c’est ainsi que la vertu sociale de la bonne bouffe, permet de mettre du beurre sur les épinards pour quantité de petites mains qui ne savent que trop que le bon peut faire aussi beaucoup de bien…

Et si en plus vous pensez au bénédicité…,  Alle..luia !

That is NOT the question

Comment vont-ils voter ?

Pour ma belle fille, je sais, elle remain.

En réalité il n’y aura pas de tragédie, même si Shakespeare aurait adoré écrire cette pièce.

L’idée européenne est une bonne idée, parce qu’elle existe depuis 1.000 ans. Nous nous connaissons depuis des siècles. Les cours royales accueillaient les meilleures intelligences de tous les pays pour rivaliser d’audace et de prestige.
La renaissance française est venue d’Italie et ainsi de suite…

On ne détache pas un pays par un vote, même une île.

Ce qui est en jeu n’est pas la souveraineté des états, c’est l’usine à gaz que Bruxelles est devenue en passant de 6 membres à 29.

Nous sommes dramatiquement incapables de piloter une entité aussi hétérogène, parce que nous accordons à chaque état une place réelle qui est infiniment supérieure à son poids spécifique.

Malte et l ‘Allemagne cherchez l’erreur ?

Le maintien ou la sortie des anglais  ne va rien changer aux données du problème.

Pour que l’Europe fonctionne il faut la confier à ceux qui savent gérer, et ce avec un pouvoir réel.

Ainsi les Allemands devraient les premiers la diriger pendant 5 ans, puis les Hollandais, puis les Anglais, puis les Italiens, puis les Français qui démontrent en ce moment à quel point ils sont les derniers de la classe.

Je ne parle pas des français qui sont performants dans l’économie privée, la seule qui nous tienne hors de l’eau, mais de tous les autres qui sont scandaleusement aux abris et dans la rue.

Et c’est ainsi que le vote des Anglais, quelle que soit l’issue, aura au moins le mérite de reposer tout le projet sur la table…

Thank You !

A diffuser sans modération…

Wimbledon… la tradition au vert

WImbledon… beautiful isn’t it !

Ces chers anglais – ma belle-fille est de Cornouailles – ont une délicieuse capacité à conjuguer traditions et temps modernes.

Wimbledon, tournoi légendaire, en fait chaque année la réjouissante démonstration.

Tenue blanche de rigueur pour les joueurs, arbitres de lignes en blazer, ramasseurs de balles impeccables, décisions arbitrales d’une élégante fermeté, files d’attente disciplinées, attitude des spectateurs, toute concourt pour affirmer la puissance de la tradition.

Le conseil d’administration de ce club historique est un farouche et féroce protecteur des vertus de la vraie tradition. De celle qui vient de loin, de celle qui exprime le vrai caractère d’une nation.

De celle qui accepte en un même lieu, les T shirt populaires et les cravates rayées de la gentry. 

Absolutely delightful !

Cricket, Tennis, Rugby, Football, nos amis les Angles ont exporté aux quatre coins du monde, leur conception des loisirs sportifs et leur vision sur la manière dont ils doivent être pratiqués.

Ils pratiquent toujours des jeux très anciens en pantalon blanc. Ils ont aboli la chasse à courre, mais leurs choristes portent encore des aubes, Adidas aux pieds !

Pendant les JO de Londres, ils ont redonné au terme de « supporter » son sens premier, ce qui a conduit leurs sportifs à établir un record de médailles exceptionnel au regard de leur population.

Quand ils se sont vus dépassés par le hooliganisme, fureur de l’alliance de la pauvreté et de la bière, ils ont adopté des mesures d’une sévérité impitoyable pour enrayer cette dérive.

Et lorsqu’un stade entier entame leur God save the Queen, on réalise que les frissons qu’il provoque ont une profondeur ancestrale.

Entre Hier et Demain les anglais sont parmi les plus doués pour optimiser cette combinaison paradoxale.

La raison de cette force, car cela en est bien une, tient à une conviction inébranlable  : lorsque la tradition a fait ses preuves, elle ne se discute pas.

Et c’est ainsi que Wimbledon demeure le rêve absolu de tout joueur de tennis, car il comprend qu’ici et nulle part ailleurs, il flotte dans l’atmosphère quelque chose de si précieux…

Stratégie de l’apparence

Au moment où d’aucuns se parent de petites ou de grandes plumes, un peu de psycho peut clarifier l’analyse.

Qu’est ce donc qu’un stratège de l’apparence ?
C’est l’exact contraire du naturel.

Les individus qui adoptent des stratégies d’apparence le font car ils n’ont pas d’agréabilité relationnelle avec autrui. Il sont en permanence en situation de comparaison et donc de concurrence avec les autres. 

Ils apprennent très vite que la perspicacité du regard des autres pourrait mettre à nu leur personnalité réelle, et s’efforcent donc de construire un autre personnage, en doublon du vrai.

Le stratège de l’apparence construit toute sa vie une façade, afin que son  »intérieur » ne soit jamais dévoilé. Il sourie trop.

Et s’assure en permanence que le stratagème fonctionne.
De la plus dérisoire à la plus sérieuse des actions qu’il doit conduire, il vérifie que tout participe au maintien de cette façade.

Lorsqu’il a du pouvoir, ce qui est souvent son obsession, il ne fait confiance à personne. Il est torturé par l’image de ses rivaux, dont il ne comprend pourquoi certains sont doués d’aisance et de séduction naturelle. Il les jalouse à mort.

Lorsqu’il croise un autre stratège de l’apparence, il le démasque aussitôt, et n’aura de cesse de le faire trébucher. 

Le stratège de l’apparence est sous tension permanente, et ne peut donc avoir une vision harmonieuse de la vie et de l’humain.

Cette  observation se termine par une devinette : plusieurs personnages de la vie politique des 30 dernières années appartiennent à cette matrice comportementale affligeante.

Un seul indice : Chirac n’en était pas, il avait d’autres lenteurs.

Et c’est ainsi qu’il faut faire 10 ans d’études pour devenir médecin et établir de bons diagnostics, et qu’une bonne dose d’apparence et d’arrogance suffit pour tromper la moitié d’un pays…

A diffuser sans modération…

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